Le Coiron en deux minutes
Il y a 8 à 6 millions d’années, des éruptions successives ont déversé sur cette partie de l’Ardèche des laves basaltiques très fluides. Elles ont coulé dans les vallées de l’époque, jusqu’à recouvrir l’ancien lit de la rivière Ardèche, qui rejoignait alors le Rhône par ici. Selon les endroits, on compte de deux à dix coulées empilées les unes sur les autres.
Puis l’érosion a fait son travail. Les calcaires tendres autour ont été déblayés, le basalte dur est resté : ce qui était un fond de vallée est devenu un plateau perché. Les géologues parlent d’inversion de relief. Aujourd’hui, le Coiron s’étire sur une vingtaine de kilomètres au sud de Privas, à environ 700 mètres d’altitude, et culmine à un peu plus de 1 000 mètres du côté du col de l’Escrinet.
Ce qui frappe en arrivant, ce sont les bords du plateau : de longues falaises sombres, parfois découpées en colonnes régulières, les orgues basaltiques, qui se forment quand la lave refroidit lentement et se fissure en prismes.
Les villages de pierre noire
Sur le Coiron, on a construit avec ce que la terre donnait : le basalte. Les maisons sont sombres, massives, couvertes de tuiles rosées, et les villages se tiennent au bord des falaises comme pour mieux regarder la vallée.
Mirabel, la sentinelle
À huit minutes du Mas, Mirabel est perché sur le rebord sud du plateau, dominé par sa tour du XIIe siècle. Son nom vient du latin mirabilis, « admirable », et la vue le justifie : depuis le pied de la tour, à 550 mètres, on embrasse une grande partie de l’Ardèche, et par temps clair le mont Ventoux et les sommets du Vercors. On voit la tour depuis les suites du Mas ; on finit toujours par avoir envie d’y monter.
Saint-Laurent-sous-Coiron
À cinq minutes, Saint-Laurent-sous-Coiron occupe un éperon de lave ceint de murs de pierre noire. Ruelles, église à clocher carré, vue à 360° : c’est le village que l’on aperçoit depuis la piscine du Mas, et une très belle promenade de fin de journée, quand la lumière rasante allume la pierre.
Plus loin sur le plateau, d’autres hameaux gardent le même caractère — Darbres, Saint-Gineis-en-Coiron, Berzème. Ils se découvrent en voiture, par de petites routes qui traversent les prés et les murets. Retrouvez nos villages préférés sur la page Le Territoire.
Trois balades sur le Coiron
La boucle de Mirabel — facile, environ 2 h 30
C’est la balade à faire en premier. Une boucle d’environ 6,5 kilomètres, pour 200 mètres de dénivelé, au départ du parking en bas du village. Le sentier longe les falaises et les orgues basaltiques, monte jusqu’à la tour, puis redescend par les ruelles voûtées. Un petit détour permet de voir la grotte du Baumier, un ancien habitat troglodytique creusé dans la roche. Faisable avec des enfants.
Le neck de Sceautres — courte montée, grand panorama
Sur la bordure est du plateau, le village de Sceautres est blotti au pied d’un bloc de basalte de 133 mètres de haut : un neck, c’est-à-dire la lave figée dans la cheminée d’un volcan dont le cône a disparu avec l’érosion. Il est souvent cité comme l’un des plus beaux d’Europe. Un sentier aménagé et sécurisé monte jusqu’à la statue de la Vierge qui le coiffe, avec une vue à 360° sur le Coiron et la vallée.
Les crêtes en VTT ou la Voie Verte à vélo
Pour les plus sportifs, les crêtes du Coiron offrent des circuits VTT engagés, avec le plateau entier sous les yeux. Pour une sortie en famille, la Voie Verte, une ancienne voie ferrée accessible à quelques minutes du Mas, longe le pied du plateau sans effort.
Quand y aller ? Toute l’année. L’automne et le printemps sont les saisons idéales pour marcher ; en été, partez tôt le matin, le basalte noir garde la chaleur. Le plateau est exposé au vent : une veste est toujours utile là-haut, même quand il fait doux dans la vallée.
Le Coiron de Louise
Louise est née sur ce plateau, dans une famille d’agriculteurs. Le Coiron, pour elle, ce n’est pas un paysage à photographier : ce sont des champs, des saisons, des journées de travail dehors, et cette façon de recevoir généreusement qu’on apprend dans les fermes.
Le Mas en porte la trace. Lors de son agrandissement, on a gardé la pierre basaltique du plateau, et dans le jardin, des pierres volcaniques venues de la ferme familiale marquent les passages. Une manière de ne pas couper avec la terre d’où tout vient. Découvrez l’histoire de la maison sur la page Présentation du lieu.
Et le soir, le Coiron offre ce que peu d’endroits offrent encore : un ciel très noir, loin des lumières des villes. C’est là que nous dressons la Table sous les étoiles, un dîner en plein air face au plateau.
Vos questions sur le Coiron
Le Coiron est-il un volcan ?
Pas un volcan unique, mais un plateau volcanique : il est formé de coulées de basalte émises il y a 8 à 6 millions d’années. Les volcans sont éteints depuis longtemps ; l’érosion a dégagé leurs anciennes cheminées, comme le neck de Sceautres.
Où se trouve le plateau du Coiron ?
Au cœur de l’Ardèche, au sud de Privas, entre le col de l’Escrinet et la vallée du Rhône. Aubenas est à une vingtaine de minutes du Mas, les gorges de l’Ardèche un peu plus loin : tous les temps de route sont sur la page Comment nous rejoindre.
Où dormir sur le plateau du Coiron ?
Le Mas de Louise est une maison de famille de 8 suites à Lussas, dans les contreforts du Coiron, à cinq minutes de Saint-Laurent-sous-Coiron et huit minutes de Mirabel. Elle se loue en privatisation complète, jusqu’à 15 personnes : familles, amis, retraites et séminaires. Découvrez les suites.
Pratique
- Mirabel
- 8 min du Mas · boucle de 6,5 km, environ 2 h 30, facile
- Saint-Laurent-sous-Coiron
- 5 min du Mas · balade dans le village
- Neck de Sceautres
- Bordure est du plateau · courte montée sur sentier aménagé
- Formule
- Privatisation complète uniquement, jusqu’à 15 personnes
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- Que faire en Ardèche en automne
Pour organiser votre séjour, consultez nos disponibilités et tarifs, ou contactez Louise directement.